Comment choisir ses prolongateurs ?

Le vélo est un sport qui nécessite beaucoup de matériel. Le vélo, les roues, chaussures, tenues, compteur GPS, pédales, prolongateurs etc…

Petits, longs, horizontaux ou plus haut ? Il existe de nombreux modèles de prolongateurs pour les vélos. Mais comment choisir ceux qui vous conviennent et surtout ceux qui seront adaptés à votre pratique ? Sachez qu’en moyenne, des prolongateurs vous font gagner environ 1min30 sur une distance de 40 km ! Alors prêt à passer plus de temps dessus ? 😉

Les prolongateurs sont autorisés en triathlon. Mais pour les distances XS et S, ils doivent être plus petits que la longueur de vos manettes de frein. L’arbitre à l’entrée du parc contrôle à l’aide d’une planche pour vérifier si c’est bon. Si vous souhaitez passer sur des formats longues distances, les prolongateurs sont sûrement les premiers accessoires que vous avez voulu ajouter à votre vélo.

Sur les vélos spécifiques triathlon, les leviers de vitesse sont situés à l’extrémité des barres, vous pouvez donc changer de vitesse tout en restant dans cette position aérodynamique. L’ajout de prolongateurs sur un vélo de route ne modifie pas le placement des leviers de vitesse. Il faut donc déplacer vos mains vers le guidon pour y accéder, ce qui est moins pratique. Un vélo de triathlon est un investissement, mais vous pouvez très bien pratiquer le triathlon avec un vélo de route en ajoutant des prolongateurs. Le vélo de triathlon sera moins polyvalent si par exemple vous décidez de partir faire un stage dans un coin plus montagneux. C’est encore une fois le contexte et votre utilisation qui prime sur le choix !

Choisir ses prolongateurs peut vous paraître difficile tellement l’offre est grande sur le marché aujourd’hui. Il existe de nombreuses options sur le marché, en fonction de votre pratique du triathlon et de vos préférences :

  • Les prolongateurs courts ou longs : les triathlètes pros utilisent des prolongateurs courts (pas plus longs que le guidon) sur les épreuves de courte distance (quand le drafting est autorisé). Dans la plupart des cas, les amateurs ne sont pas autorisés à les utiliser dans les courses avec drafting. Pour les courses longues distances sans drafting, ce sont des prolongateurs plus longs qui sont utilisés (photo ci-dessous à droite).
  • Barres monoblocs ou barres séparées : sur certains prolongateurs les deux barres sont fixées ensemble. Ils sont plus simples à installer, mais les réglages sont limités.

La forme des barres : selon la position que vous souhaitez tenir, les barres peuvent être plus ou moins inclinées. Vous pouvez trouver des barres en formes de L (à l’horizontale) ou une forme plus inclinée en S (souvent entre 20° et 45°). Certains préfèrent la version plus haute car la pénétration dans l’air serait meilleure. Cependant, sachez que le meilleur triathlète sur longue distance, Jan Frodeno, utilise des barres horizontales. Le mieux est d’essayer différentes formes avant d’en acheter une. Certes, c’est assez difficile sauf si vous avez beaucoup de triathlètes dans votre entourage.

  • Carbone ou aluminium : la grande différence se fait au niveau du poids, et le prix n’est pas le même non plus ! Tout dépend de l’utilisation faite. En règle générale les prix peuvent aller de 30€ à 200€ environ. Comme pour tout autre composant de vélo, le prix sera plus élevé si vous cherchez la version en carbone la plus légère.

Certains prolongateurs offrent plus de possibilités de réglage que d’autres. Il vaut mieux pouvoir déplacer les accoudoirs pour les régler comme vous le souhaitez et surtout pour optimiser votre position.

Une fois installés, il faut s’habituer aux prolongateurs. Au début, cela peut ne pas sembler aussi stable qu’en étant sur les manettes ou en bas du guidon. Entraînez-vous à passer de la position les mains sur le guidon vers les barres des prolongateurs puis de revenir sur le guidon plusieurs fois et sur des routes tranquilles sans trop de circulation.

En triathlon, l’entraînement sans une bonne position à vélo, c’est mettre de côté une grosse partie de votre potentiel de performance. À vélo, on cherche à produire le plus de puissance possible pour aller le plus vite possible. Vous avez dû le constater lors de vos sorties : le vent nous ralentit. Sur le vélo, on se frotte donc à la résistance de l’air, c’est un peu comme un frein naturel qui nous empêche d’aller vite. Le but avec une meilleure position est de se faire tout petit face à l’air et d’avoir une surface frontale minimale pour passer à travers et être le moins ralenti possible par cette résistance. Plus vous roulez vite, plus la résistance sera importante et la marge de progression se réduira !

On espère vous avoir aidé pour choisir vos prolongateurs et vous faire gagner du temps sur vos prochains triathlons !

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